Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 09:56

(Déchets en attente de traitement au Sytom de Châteauroux)

Force est d’admettre que l’écologie devient une préoccupation majeure tant sur la scène national qu’au plan local. De plus en plus d’élus et politiques, de toute tendance, semblent s’emparer du sujet. Monsieur Mayet après avoir fait adopter un agenda 21 à la Communauté d’Agglomération Castelroussine, s’apprête à lui soumettre un plan énergétique dit 2015 reprenant les ambitions de l’agglomération en terme de performances énergétiques. Le Conseil général de l’Indre, s’inspirant quant à lui de la CAC, travaille actuellement à l’élaboration d’un plan climatique territorial et annonce, par ailleurs, la mise en chantier de plusieurs constructions répondant aux critères de l’habitat écologique (basse consommation, énergie passive, matériaux recyclables etc …)

Versant dans le même registre, j’ai reçu dernièrement dans ma boite aux lettres, un bulletin d’informations visiblement imprimé par le P.S local et dont la teneur était totalement consacrée au développement durable et à la croissance verte.

Un article dédié à la gestion des déchets par l’agglomération castelroussine m’a semblé particulièrement intéressant, au point que je me suis permis d’en reproduire le contenu ci-après.



30.000 tonnes de déchets à valoriser !

 

 

Chaque année, Châteauroux et son agglomération génèrent 30.000 tonnes de déchets. Un record ? Non ! D’ailleurs, la tendance est à l’augmentation constante de ce tonnage. Chaque année, le SYTOM (l’organisme qui gère le ramassage et la destruction des déchets au niveau de l’agglomération), enregistre une hausse continue des demandes de mises en déchetterie. Face à une telle production de « masse » que faire ?  

A ce jour, ces dizaines de milliers de tonnes de déchets dits fermentescibles sont uniquement consacrées à la production de compost. Au terme d’un processus de fermentation, on obtient ainsi tout au plus 4.000 tonnes de compost destinées au secteur agricole. Hélas, ce compost est de si mauvaise qualité qu’il trouve difficilement preneur, même lorsqu’il est cédé gracieusement.

 Ce constat nous amène donc à faire d’autres propositions en faveur d’une plus grande valorisation des déchets produits. Dans le cas de Châteauroux et de son agglomération, on pourrait envisager d’affecter ces déchets à la production d’énergie propre - et notamment à la production de biocarburants - qui pourraient ensuite être utilisés pour alimenter les véhicules municipaux (ou bien encore les bus de la CAC).

Le process industriel est depuis longtemps maîtrisé et mise en œuvre avec succès dans de nombreuses collectivités. Il s’agit de méthaniser les déchets ménagers pour les transformer en un gaz qui, une fois, liquéfié peut ensuite alimenter toute sorte de véhicules propulsés par des moteurs à combustion.

Le SYTOM de Châteauroux pourrait ainsi produire plus de 70.000 m3 de ce biogaz soit l’équivalent diesel de 75.000 litres !!!

Lorsque l’on considère aujourd’hui le prix du gasoil au regard notamment de la valeur dérisoire du compost, on perçoit vite l’intérêt d’un tel choix.

Ajoutons à cette considération financière, le fait que les transports - parce qu’ils génèrent à eux seuls plus de 25% des gaz à effet de serre - sont très largement responsables de l’actuel forçage de notre climat et on comprendra mieux l’effet bénéfique qu’il y aurait, pour notre environnement à convertir, au plus vite, nos véhicules aux bioénergies.

Mais cette politique de « décarbonisation » des transports en commun castelroussins supposerait au préalable un engagement fort de la collectivité. Hélas à ce jour, la muncipamoté ne souhaite pas faire cet effort.

Nous – socialistes - regrettons profondément cette attitude et défendons donc une autre alternative qui consisterait à créer une unité de traitement et de recyclage des déchets tournée vers la production de bioénergie. Cette unité de production pourrait  être implantée surle site de la Martinerie laissé vacant par le départ du 517ème, et serait la première entreprise de la zone de développement durable que nous souhaitons créer !

 

( Le P'tit Castelroussin dans sa version "blue" écologie ...)

Par L'écolo de l'Indre
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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /Sep /2009 19:38
           ( Manuel Flam et Jean-François Mayet face à l'enjeu de la croissance verte) 

         
             
                  Chaque jour, les enjeux écologiques semblent occuper une place plus importante dans le quotidien des français. Taxe carbone, Grenelle de l’Environnement, énergies renouvelables, autant de réalités avec lesquelles il va nous falloir à présent compter. Et pourtant, même après leur récent succès aux élections européennes, les Verts ne semblent toujours pas en mesure de s’imposer comme une force politique d’alternance. Moi-même militant écologiste, je suis bien obligé de constater qu’il nous faut encore composer avec d’autres forces politiques pour espérer qu’enfin la révolution écologique se produise. Triste analyse tant l’urgence d’une prise de conscience environnementale est grande.


                 Si l’U.M.P semble s’être emparée de la rhétorique verte - pragmatisme oblige – nous sommes nombreux à douter que la Droite puisse réellement un jour incarner les exigences de cette écologie moderne. Jean-Louis Borloo a beau se trouver à la tête d’un super ministère de l’écologie aux compétences élargies ; les grenelles se succéder à un rythme effréné, il semble aujourd'hui évident que le rythme des réformes est bien en deçà des enjeux actuels (je pense, entre autres, à l’urgence climatique ou encore à la sauvegarde de la biodiversité).

Dans ce contexte, l’opposition socialiste ferait-elle mieux ?



                En tant qu’écologiste de gauche, j’ai la faiblesse de le penser même si des fois je me désespère de voir encore le PS, et notamment son actuelle direction, débattre plus souvent de lutte des classes que de préservation des ressources naturelles.
Et pourtant, on voit apparaître dans certaines collectivités de gauche des initiatives réellement encourageantes. La région Charentaise, par exemple, n’a de cesse à l’instigation de sa présidente de multiplier les investissements dans le secteur des éco-technologies, au point que certains parlent à présent d’une « green valley » version Charentes-Poitou. Notre département de l’Indre pourrait à terme emprunter cette même voie, c’est en tout cas ce que je me suis dis, ce week-end, en lisant l’édition de la Nouvelle République du 19 septembre, où une pleine page était consacrée au développement durable sous le titre «  Quand la croissance verte devient un enjeu local ». Le journaliste y évoquait notamment l’important potentiel de croissance que pourrait représenter pour notre département la révolution verte.

              Autre signe encourageant pour nous, écologistes de l’Indre, le nouveau chef de file des socialistes castelroussins, Manuel Flam est, selon ce même article, un fervent défenseur de la cause environnementale et de la green économie. Celui-ci travaille, en effet, directement au ministère de l’écologie et du développement durable en tant que « chef de projet en développement économique durable ». Par ailleurs, l’intéressé semble disposer de toutes les compétences requises pour promouvoir efficacement cette nouvelle économie durable, étant lui-même diplômé à la fois de l’Essec, Science Po et de l’Ena. Selon, la NR, Manuel Flam sera même en première ligne lors des prochaines élections municipales pour porter les valeurs de la gauche et de l’écologie face à l’actuelle municipalité de droite. Personnellement, ce scénario ne serait pas pour me déplaire tant il me semble que Monsieur Mayet et son actuelle majorité sont incapables de prendre la réelle mesure des enjeux qui s’annoncent.


             Si par ailleurs, ce Manuel Flam était capable de travailler en bonne intelligence avec les forces écologistes de notre département, tout pourrait alors devenir possible à Châteauroux et plus largement dans l’Indre.


(Pour lire l'article cliquer sur le lien ci-dessous)

link

Par L'écolo de l'Indre
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /Sep /2009 10:11

 

(Schéma du futur site d'enfouissement nucléaire qui pourrait voir le jour dans l'Indre)

                
               La France est à ce jour le pays le plus « nucléarisé » au monde : 80% de l’énergie électrique que nous utilisons chaque jour provient, en effet, de nos centrales nucléaires. Grâce au développement du nucléaire civil - voulu historiquement par le Général de Gaulle pour permettre à notre pays d’accéder à l’indépendance énergétique - la France est aujourd’hui le pays qui, dans le concert international, agit le plus efficacement contre le réchauffement climatique !


                Tel est l’un des paradoxes majeurs de l’écologie contemporaine. Si aujourd’hui la France devait se passer de son parc de centrales nucléaires et se réorienter vers les énergies fossiles, c’est, chaque année, 35% de gaz à effet de serre en plus que nous rejetterions dans l’atmosphère. De la même façon, en généralisant au niveau planétaire l’usage de l’énergie nucléaire, nous réduirions de plus d’un tiers les rejets de CO2 aujourd’hui responsables de l’inquiétant phénomène d’anthropisation de notre climat. Selon le GIEC (Groupement d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat), l’urgence climatique impose, en effet, que nous réduisions drastiquement nos émissions de carbone pour passer au plus vite sous la barre des 3,5 milliards de tonnes. Il s’agit là du seuil maximal que notre planète est capable d’absorber. Hélas, à ce jour, les émissions mondiales de carbone dépassent déjà les 7 milliards de tonnes par an !

Aussi imparfaite que soit l’énergie issue de l’atome, prôner aujourd’hui une sortie du nucléaire serait donc proprement irresponsable au regard de l’épée de Damoclès que représente, pour l’humanité, l’élévation du niveau moyen des températures. Certes, le développement des énergies renouvelables doit être systématiquement encouragé mais jamais ces dernières - qui représentaient, en 2008, 14% de la production mondiale - ne pourront prétendre devenir une source majeure d’approvisionnement. Bien qu’idéales, puisque présentant un bilan carbone neutre, ces énergies demeureront encore pour longtemps que des sources d’appoint pour nos économies développées. Preuve en est, la France qui s’est pourtant fixée des objectifs extrêmement ambitieux en la matière ne semble pas, par exemple, en mesure d’atteindre plus de 20% d’énergies renouvelables à l’horizon 2020. Soit une augmentation maximale en terme de production de « seulement » 6% en 10 ans alors même que des investissements majeurs sont prévus en faveur de ce type d’énergie !

 

                         (Coeur de central nucléaire)

            Ce constat, aujourd’hui partagé par de plus en plus de pays, amène nombre de gouvernements - souvent après un moratoire sur la question - à relancer la construction de nouvelles centrales nucléaires. Ainsi en est-il aux Etats-Unis, au Brésil, en Inde ou encore en Suède. Il est vrai que le traumatisme consécutif à l’accident de Tchernobyl est à présent en grande partie dissipé grâce notamment aux nombreux enseignements qui en ont été tirés depuis. Ainsi, les nouvelles centrales mises en service bénéficient d’un niveau de sécurité incomparable à celle de Tchernobyl. Grâce aux systèmes de sécurité passives et actives, l’hypothèse d’un cœur entrant en fusion n’est tout simplement plus concevable. Et même par extraordinaire si ce funeste scénario devait se reproduire, toutes les nouvelles centrales disposent à présent d’une enceinte de confinement empêchant toute propagation de matières fissibles dans l’atmosphère.


             Reste la question des déchets ; véritable talon d’Achille du programme nucléaire français. Car que faire de ces déchets à vie longue et dont la radioactivité même résiduelle demeure mortelle pour l’homme encore pendant plusieurs milliers d’années ?

Cette production de plusieurs dizaines de tonnes par an (120 tonnes très précisément pour les déchets dits à haute et moyenne activité) n’est, en l’état actuel de la science, pas recyclable Seul donc le conditionnement et l’entreposage de des déchets ultimes est possible. Pour l’heure, ils sont stockés en surface en attendant leur enfouissement en couche géologique profonde. Dans cette perspective, plusieurs sites sont aujourd’hui pressentis répartis sur une vingtaine de départements au total. L’Indre et le Cher font partis de ces territoires candidats dans la mesure où ils présentent les caractéristiques géologiques requises, soit un sous-sol constitué de couches géologiques stables et imperméables, permettant le confinement de ces déchets à une profondeur de 500 mètres. Ce projet de site souterrain, dont l’exploitation devrait commencer en 2025, apportera alors une réponse globale et définitive aux problèmes de stockage des déchets nucléaires à vie longue.

 

              (L'enfouissement aura lieu à plus de 500 mètres de profondeur)

                 L’Indre sera peut être retenue pour accueillir un tel complexe souterrain ; tel fut en tout cas le sens de la consultation menée par l’ANDAR (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Dadioactif), l’année dernière auprès de 56 communes de l’Indre. Si à cette occasion certaines ont catégoriquement refusé d’accueillir de telles installations, d’autres s’y sont montrées favorables. Quoiqu’il en soit aucun choix définitif n’a été arrêté pour l’heure. Selon la loi de programme du 28 juin 2006 - confiant à l’ANDAR la mission de piloter et de concevoir ce projet – la décision finale n’interviendra pas avant 2014 tandis que les premiers travaux débuteront en 2017. D’ici là, de nombreux débats passionnés auront encore lieu, et nul ne s’en étonnera. Devenir le lieu de « sépulture » de déchets hautement radioactifs à la durée de vie multimillénaire n’est certainement pas une perspective réjouissante quelque soit le territoire concerné. Toutefois à cet égard, précisons que le législateur du 28 juin 2006 a exigé du maître d’œuvre - l’Andar - que ce processus d’enfouissement soit totalement réversible. Autrement dit, et par application de ce principe de réversibilité, la totalité des déchets enfouis devront pouvoir à tout moment être extraits du site afin que celui-ci puisse retrouver sa situation originelle. On pense ici à la découverte, au gré des avancées technologiques, de nouveaux process industriels permettant de neutraliser définitivement la radioactivité de ces déchets, justifiant du même coup la fermeture du site et sa complète dépollution. L’Indre et le Cher ne seraient donc pas condamnés à demeurer ad vitam aeternam le cimetière de la filière nucléaire française.

 

         (Coupe d'un tunnel d'approvisionnement du futur centre)

Pour conclure, nous savons que sortir aujourd’hui du nucléaire est impossible ; le risque de provoquer un dérèglement irréversible de notre climat serait, en effet, trop grand. Dans ces conditions, et au terme d’un débat public que nous espérons constructif et transparent, il nous semble fort improbable que des territoires comme l’Indre ou le Cher puisse in fine se désolidariser d’une cause aux répercussions aussi planétaires. Jouir, aujourd’hui, des avantages de l’électricité nucléaire tout en refusant, demain, l’enfouissement, constituerait certainement l’une des pires hypocrisies de notre temps !

Une attitude en tout cas bien éloignée des valeurs communément partagées par les berrichons …

Par L'écolo de l'Indre
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /Sep /2009 11:37

  (Bientôt des maisons passives dans l'Indre ?) 

 

         Parce que responsable de plus de 25% des émissions de gaz à effet de serre, la question de l’habitat a été identifiée lors du Grenelle de l’Environnement comme l’une des cibles privilégiées de la nouvelle politique environnementale de ce gouvernement. Particulièrement énergivore, le secteur du bâtiment et de l’habitat est, par ailleurs, celui dont le bilan carbone pourra être le plus facilement et le plus rapidement amélioré. En effet, contrairement à d’autres domaines comme le secteur des transports, l’effort d’investissement indispensable à la généralisation de l’habitat écologique sera bien moindre que celui nécessaire au développement de la voiture électrique "grand public".

Enfin, parce qu’il demeure traditionnellement un secteur d’activité pourvoyeur de nombreux emplois locaux (2 millions d’actifs dépendent de ce secteur au niveau national,  5.000 dans le département de l’Indre) le BTP représente, dans le contexte économique que nous connaissons, un puissant levier en faveur d’une relance économique rapide et efficace.

 

D’où l’initiative gouvernementale de généraliser à partir de 2013, la construction de bâtiments dits « basse consommation ». Il s’agit en l’espèce de bâtiments ne nécessitant pour leur exploitation courante pas plus de 50 kilowattheures par mètre carré et par an alors même que la moyenne actuelle s’établit à un peu plus de 200 kwh/m2/an.

 

Conscient des enjeux écologiques mais aussi économiques que représente un tel secteur - le BTP éco-reponsable étant rapidement promis à une forte croissance - certaines collectivités ont décidé de ne pas attendre 2013 pour initier des stratégies de conquête. Hélas, une fois encore, le département de l’Indre (comme la ville de Châteauroux d’ailleurs) ne semble pas avoir pris la mesure de ces enjeux. En d’autres termes, l’habitat du futur dans le bas Berry, nul ne semble connaître, ni même s’y intéresser. De nouveau, nos élus font preuve de bien peu d’audace et d’esprit d’entreprise alors même que notre département aurait eu tout à gagner à jouer la carte de l’excellence environnementale ; ne serait-ce que pour conjurer le lent et inexorable déclin de l’Indre !

 

Cependant et contrairement à l’Indre, d’autres territoires, comme le Poitou et la Charente, ont perçu tout le potentiel de l’habitat écologique. Ainsi, après avoir inauguré en septembre, un lycée à zéro énergie fossile (le premier du genre en Europe), la région Charentes-Poitou conforte encore un peu sa place à l’avant-garde de la green économie en lançant la première maison passive à moins de 80.000 euros ! Bien plus ambitieux que les constructions basse consommation, l’habitat passif tend vers l’optimum énergétique en proposant des structures nécessitant moins de 15 kwh/m2/an en phase d’exploitation. Ainsi, dans une habitation passive, la dépense énergétique est si bien optimisée qu’aucune source de chaleur additionnelle n’est utile au chauffage de la maison. Les calories générées par l’éclairage, le fonctionnement des appareils électriques ou encore l’activité humaine sont suffisantes pour assurer le conditionnement de l’espace intérieure (un léger appoint calorique sous forme d’un ou deux radiateurs électriques pourra cependant être nécessaire pendant les épisodes les plus rigoureux de l’hiver).

 

(schéma de la maison passive à 80.000 euros)
 

Jusqu’ici ce type d’habitat demeurait malheureusement inaccessible au grand public, notamment du fait des nombreux surcoûts engendrés par les matériaux et technologies utilisés. Aujourd’hui, en annonçant une maison passive à 80.000 euros (pour 70 m2 habitables), la région Charentes-Poitou prouve que l’habitat écologique représente aujourd’hui une réponse concurrentielle sur un marché de plus en plus sensible à l’argument carbone (d’autant qu’à compter du 1er janvier 2010, la production de carbone par les particuliers sera fiscalisée). Au prix de 1.200 euros/m2, la maison passive - version charentaise - se place donc sur des segments de prix tout à fait compétitifs dès lors que l’on y intègre les économies réalisées sur les postes chauffage et climatisation. A titre de comparaison, les maisons les plus modiques aujourd’hui disponibles sur le marché – les fameuses maisons à « 15 euros » - reviennent à un peu plus de 900 euros/m2 avec, par ailleurs, une empreinte carbone bien moins vertueuse puisque oscillant entre 150 et 200 kwh/m2/an.

 

En conclusion, on saluera l’initiative de la région Charentes-Poitou, tout en regrettant que l’Indre ne fasse pas partie de l’aventure. Mais la conscience, au même titre que l’intelligence écologique, cela ne se décrète pas !




Par L'écolo de l'Indre
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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 16:40

  (La forêt de chênes de Châteauroux, une des plus grandes de France ...)


             Avec ses 5.200 hectares, la forêt domaniale de Châteauroux est l’une des plus grandes chênaies de France. D’essence rare et noble, le chêne confère à la forêt de Châteauroux une valeur patrimoniale inestimable, au point que dans les milieux sylvicoles on parle souvent de l’Indre et de son « or vert ».

Aujourd’hui encore la valeur de ce patrimoine forestier ne se dément pas, bien au contraire. Dans le cadre des engagements souscrits par l’Etat lors du Grenelle de l’environnement – et notamment celui de réduire, d’ici 2050, de 400% nos émissions de CO2 – le bois pourrait bien vite se révéler un allié précieux.

Parce qu’il présente l’avantage d’un bilan carbone neutre, le bois est considéré comme une énergie propre et renouvelable au même titre que l’éolien ou le photovoltaïque. En effet, si l’on considère que le CO2 libéré pendant la combustion d’un arbre a été capturé par celui-ci lors de sa croissance et que, par ailleurs, on s’impose de ne pas prélever plus de bois qu’il n’en pousse (ce qui est le cas du domaine forestier de l’Indre géré par l’O.N.F), on parvient alors au constat que l’énergie obtenue par la combustion du bois n’a aucun impact sur le volume total de dioxyde carbone émis. Mieux, on peut même affirmer que la décomposition au sol de ce bois aurait de toute façon libéré une quantité équivalente de CO; à la différence, toutefois, que dans cette hypothèse on aurait pas pu en récupérer l’énergie !

D’où l’idée de valoriser, dans notre département, la filière bois afin que l’Indre face figure, sur le segment de l’excellence énergétique et de l’économie alternative, d’acteur d’avant-garde.

              Car d’économie, il est avant tout question. Tout d’abord, le bois se révèle être la source d’énergie la moins onéreuse comparaison faite avec les autres sources d’énergies fossiles comme le pétrole ou le gaz naturel.

               D’autre part, la sylviculture, par la main d’œuvre qu’elle mobilise, est réputée être un secteur d’activité particulièrement créateur d’emplois, et qui plus est d’emplois locaux ! Ainsi selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise d’Energie (ADEME), 500 tonnes de bois valorisés génèrent au minimum 1 emploi. Aujourd’hui, les ressources immédiatement mobilisables dans notre département s’établissent à 500.000 tonnes, soit un vivier de 1.000 emplois qui ne demande qu’à être mis en valeur. Dans un département où les emplois industriels font l’objet de délocalisations massives, parions que cet argument ne laissera personne indifférent.

Hélas pour l’heure, la mise en valeur de cette biomasse demeure marginale dans notre département et les grandes collectivités de l’Indre – à commencer par Châteauroux ou encore le Conseil Général - semblent peu disposer à favoriser l’émergence d’une filière « bois-énergie ».

Fort heureusement, d’autres acteurs locaux ont mieux perçu l’intérêt d’une telle filière et s’efforce de l’intégrer à notre économie locale. Le Conseil Régional du Centre mène ainsi dans l’Indre, une politique volontariste d’aide au développement de la filière bois en investissant massivement dans des projets de chaufferies collectives. Pour la seule ville de Châteauroux, la Région Centre a, dans cette logique, financé la construction de 2 chaufferies à biomasse. La première alimente aujourd’hui le lycée Blaise Pascal (soit, avec 1.100 élèves, le plus gros établissement scolaire du département), tandis que la seconde, de dernière génération, a été judicieusement implantée au lycée agricole de Touvent.


(Chaudière à bois sur le site du Lycée Agricole de Touvent)

Par L'écolo de l'Indre
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